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Le général Dary, GMP, passe les troupes en revue
Une forte délégation de l’UNP, était présente avec les quelque mille anciens d’AFN réunis ce 5 décembre à Paris, quai Branly, devant le Mémorial National de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de la Tunisie inauguré en 2003.
La cérémonie émouvante présidée par Hervé Morin, le ministre de la défense, qui nous a gratifié d’un joyeux « Salut les Paras ! » s’est déroulée en présence de la musique de la Garde Républicaine, des trois chefs d’Etat-Major, d’une centaine de fanions d’anciens et d’un détachement d’un régiment de Chasseurs Alpins en tenue d’hiver d’un blanc immaculé.
Ce mémorial conçu par l'architecte Gérard Collin-Thiébaut est composé de trois colonnes carrées hautes de 6 mètres, en béton de la teinte du calcaire de Paris. Elles sont animées par des afficheurs électroniques. Sur la première colonne défilent en continu les noms et prénoms des 23.000 Soldats et Harkis, classés par année et par ordre alphabétique, « Morts pour la France » entre 1954 et 1962 en Algérie et entre 1952 et 1956 au Maroc et en Tunisie, avec, pour seules autres mentions, le prénom et l'âge au moment de la mort. Sur la deuxième colonne passent des messages rappelant la période de la guerre d'Algérie et le souvenir de tous ceux qui ont disparu après le cessez-le-feu, en particulier les supplétifs Français musulmans qui, ayant combattu dans l'armée française, sont restés sur place et ont été massacrés une fois l'indépendance acquise.
Au sol est gravé cette mention: « A la mémoire des combattants morts pour la France lors de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, et à celle de tous les membres des forces supplétives, tués après le cessez-le-feu en Algérie, dont beaucoup n'ont pas été identifiés ».
Un rappel : entre 1952 et 1964, la France a envoyé en Algérie, au Maroc et en Tunisie plus de 2.5 millions de jeunes français du contingent et l’armée d’active. 24.000 d’entre eux ont été tués. En Algérie, les 6 mois qui ont suivi les accords d’Evian du 18 mars 1962 promulgués le 19 mars, ont vu des centaines de militaires français tués, des milliers de civils musulmans ou européens enlevés, torturés, assassinés, des dizaines de millier de harkis, tirailleurs, SAS ou territoriaux…torturés et tués. Les historiens parlent de 150.000 victimes.
En mai 1962, soit quelques semaines après les accords d’Evian, le CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne) lors d’une réunion qui s’est tenue à Tripoli, dénonçait les accords du 18 mars, les rendant ainsi caduques, et prouvant que ce n’étaient que des accords de façade. Le 16 octobre 1974, le corps d’un soldat inconnu d’Algérie était rapatrié en France et enterré à la nécropole nationale de Notre Dame de Lorette.
La date du 5 décembre, officialisée par un décret du 26 septembre 2003, est aujourd’hui la seule date officielle commémorant la mémoire de tous ces hommes, femmes et enfants ayant laissé leurs vies pour la France dans ces pays d’Afrique du Nord.

La section 750 Paris Quai Branly.

Le ministre de la Défense Hervé Morin, salue les paras de l'UNP.

Les paras de l'UNP devant le monument

Le Choeur de l'Armée Française interprète "Les Africains.


