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Le brevet de parachutiste Air
Aux origines, il faut savoir que le Centre militaire de parachutisme de l’Ecole de l’air est créé le 09 janvier 1954 par décision ministérielle n°307/EM.FAA.5/PN.
Depuis la création et jusqu’en 1960, les élèves pratiquent le parachutisme sur
Entre 1954 et 1960 l’activité annuelle est de l’ordre de 2 sauts à ouverture automatique (S.O.A) par élève. Elle concerne 95% de la population des promotions de l’Ecole de l’air et 74% de celle de l’Ecole militaire de l’air (E.M.A.)
Devant l’intérêt croissant des élèves pour le parachutisme, l’Etat-major de l’armée de l’air, conscient de la plus value occasionnée, décide le 05 avril 1960, en accord avec l’Etat-major de l’Armée de terre (E.M.A.T), de délivrer aux élèves ainsi qu’à leur encadrement le brevet militaire de parachutisme (B.M.P) « troupe » Note n°272/EMAA/5/PN.
Les 20 heures d’instruction au sol et les 6 sauts de la phase en vol sont exécutés au sein de l’Ecole de l’air sous contrôle de l’Officier T.A.P, commandant du centre.
Le premier brevet T.A.P (n°158383) est délivré le 26 octobre 1960 à l’Aspirant Bandavong Somloph (Laos).
La pratique du parachutisme devient obligatoire pour la spécialité « personnel navigant » (P.N).
En 1964 le commandant du C.M.P devient Officier supérieur adjoint à l’instruction militaire (O.S.A.I.M). A ce titre, il seconde le commandant des promotions dans les domaines du parachutisme et de l’instruction militaire.
De 1960 à 1980, l’activité du C.M.P va croître jusqu’à atteindre une moyenne annuelle de 3000 sauts et de 180 brevets.
En 1980, par souci d’économie des moyens, l’E.M.A.T décide de créer un brevet d’initiation au parachutisme militaire (B.I.P.M) pour les personnels n’ayant pas une vocation de « troupes aéroportées », c’est à dire :
- les élèves-officiers des grandes écoles militaires
- les personnels de l’Ecole de formation initiale du personnel navigant (EFIPN)
- les personnels de la garde républicaine.
Ce B.I.P.M est validé après 4 descentes sous voile, au lieu de 6 pour le B.M.P.
L’instruction au sol et la phase en vol sont toujours réalisées au sein même de l’Ecole de l’Air.
En 1990, sur demande de l’E.M.A.T qui souhaite renforcer les contacts entre les futurs pilotes de transport et les T.A.P, il est décidé d’envoyer tous les élèves à l’E.T.A.P pour l’obtention de ce brevet. Mais cette solution s’avère onéreuse pour l’Armée de l’air.
Aussi, seuls les élèves-officiers des promotions de l’Ecole de l’air (E.A), de l’Ecole du commissariat de l’air (E.C.A) et du cours spécial de l’Ecole de l’air (C.S.E.A) seront brevetés à Pau. Les élèves officiers de l’Ecole militaire de l’air ainsi que ceux de l’Ecole Polytechnique continueront de sauter à Salon.
Cependant certaines écoles militaires désirent valoriser la formation parachutiste par un retour du B.M.P. D’autre part, les contraintes budgétaires de l’époque imposent des économies. Le 07 janvier 1994, l’E.M.A.T supprime le B.I.P.M. et l’action de formation correspondante.
L’officier T.A.P devient Officier de liaison de l’Armée de Terre (O.L.A.T) au sein du Détachement du groupement des fusiliers commandos (G.F.C.A) de l’Ecole de l’air.
L’E.M.A.A désirant conserver le parachutisme en tant qu’activité d’aguerrissement valorisante, un projet de brevet d’initiation spécifique « air » naît alors. Le B.I.P.M. Air voit ainsi le jour, le 30 juin 1995, par Décision ministérielle n°1474/DEF/EMAA/C.O.AIR/ACTI.2.
En 1994, l’Ecole de l’air accueille la formation des élèves-officiers du personnel navigant (E.O.P.N) pour lesquels l’obtention du B.I.P.M.Air est rendue obligatoire. A compter de cette date, l’activité parachutiste s’établit définitivement sur la plate-forme de la base Ecole de Salon. La remise d’un diplôme et d’un insigne métallique sanctionne ce brevet labellisé " air". Dès 1995, les moyens (parachutes, aéronefs, moniteurs) indispensables à l’activité parachutiste appartiennent désormais à l’Armée de l’air. En 2001, le poste de l’O.L.A.T est supprimé.


