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En France comme ailleurs, chaque individu croule sous les numéros ( de sécurité sociale, de mutuelle, d’assurance, de cartes de crédit, de codes plus ou moins secrets, d’immatriculation de voiture… etc.)En général, on s’en souvient « par cœur » car on s’en sert régulièrement… Pourtant il en est un qui ne sert plus, mais dont on se souvient toujours, car il nous a permis, à l’aube de notre vie d’adultes, ou parfois un peu plus tard, d’entrer dans la grande famille des paras.
Il est le seul, chargé de souvenirs et d’émotions, à évoquer une formidable bouffée d’air pur à la sortie du « tapin », même si à l’embarquement on a respiré des gaz d’échappement à l’odeur de kérosène brûlé !
Ce « N° de Brevet » nous permet de nous situer chronologiquement dans la petite histoire des parachutistes français ; il nous raccroche tous à une conception momentanée des techniques aéroportées (recouvrant des principes d’instruction, des matériels d’entraînement et des matériels de saut.)
Aussi, mis à part les quelques-uns qui ne sont plus « Para » ni dans leur tête, ni dans leur cœur, on se souvient de son numéro de Brevet comme de sa date de naissance !
Ce numéro permet aussi – accessoirement – de détecter les affabulateurs presque aussi sûrement que le récit de leurs exploits, leurs sauts de « Banane » à 6000 mètres, en mer ou sur neige, la S.O.A. entre les dents, avec gaine, leg-bag, et autres impédimenta dont ils ont entendu parler au bar .
La répartition annuelle figurant ci-dessous est le fruit d’une recherche que j’ai eu l’occasion d’effectuer dans les Archives du B.C.A.A.M. (à Paris) lorsque j’étais responsable du Bureau Budget et Statistiques de l’ETAP, en 1986.
Quelques lecteurs ricaneront et voudront m’arracher les yeux en constatant une erreur… !
Je les arrête de suite… Qu’ils s’arrachent plutôt les cheveux, si l’intensité de la réflexion leur en a laissé, car je précise que ce découpage n’a qu’une valeur approximative.

En effet, on découvre des trous d’une année à l’autre : par exemple entre 1950 et 51, 7 brevets ont disparu… 14 entre 1956 et 57… etc… ! (J’entends déjà des mauvaises langues me dire « yacéca » affecter à l’ETAP des cadres sachant compter… mais ce n’est pas si simple !)

D’autre part, des « rattrapages » ont souvent eu lieu d’une année à l’autre : des numéros non attribués (pour diverses raisons, accident au 4ème ou 5ème saut le plus souvent) telle année étaient attribués l’année suivante, ou quelque mois plus tard…
Ainsi, par exemple :
Le Lieutenant André GAZEAU, du Génie, a reçu le 9 juillet 1964, un numéro appartenant à une série de 1963.
Le Médecin Aspirant Loïc GARRAUD, a reçu un brevet N°236…, le même jour (4 janvier 1966) que le Sergent Daniel LANGLET recevant le 240.304… !

Enfin des Numéros furent attribués en Indochine, puis en Algérie, et ne figurent pas sur cette liste.

Je livre cette répartition annuelle à votre curiosité. Elle n’existe dans aucun autre document, ni aucune autre publication que cet article! Si d’aventure, quelqu’un peut nous aider à la compléter ou la préciser, nous accueillerons volontiers toutes les observations intelligentes et constructives.

Daniel LANGLET (BP 240.304)
Rédacteur du bulletin « Stick » de l’U.N.P 450 – Val de Loire
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NB : J’ai le regret de vous faire savoir, quitte à me faire traiter d’iconoclaste incroyant, que le Capitaine Sauvagnac (Brevet N°001) fut le 54éme brevet attribué ! Les 53 précédents ayant été délivrés avant qu’une numérotation soit décidée !

Les brevets parachutistes militaires
et leur numérotation.

Brevet de l'Infanterie de l'Air créé en 1936

Brevet de parachutiste prémilitaire créé en 1947

Brevet de parachutiste (créé en 1946)

Brevet de moniteur parachutiste (créé en 1946)

Brevet de chuteur opérationnel (créé en juillet 1970)

Brevet d'instructeur parachutiste (créé en 1994)

Brevet de parachutiste de la France Libre

Les brevets AIR Lire la suite

Les brevets MARINE Lire la suite